Archives de Tag: communication web

Publicité au Québec: Vite, tous sur le web!

En tant que membres de l’Office du tourisme de Québec, nous étions conviés ce matin, à un avant-midi conférence sur le e-tourisme. La pièce de résistance de cette matinée web était sans nul doute la communication de M. Nicolas Darveau-Garneau, nouveau patron de Google Québec  (voir l’article de Cyberpresse « Offensive québécoise pour Google », 24 octobre 2011)

Les Canadiens sont ceux qui naviguent le plus sur Internet au monde! Mais les entreprises tardent toujours à les rejoindre...

Bien que limitée dans le temps (environ 35 minutes), la conférence de M. Google Québec aura certainement secouée plusieurs auditeurs présents dans la salle du Complexe G, également propriétaires ou gestionnaires d’entreprises touristiques. Le constat principal posé par le spécialiste invité: Urgence numérique au Québec: les compagnies n’ont pas pris suffisamment le virage web ni de la publicité web.

Quelques statistiques percutantes nous ont ensuite été présentées:

  • Les Canadiens sont les 1ers citoyens branchés au monde! Ils passent 25 % plus de temps sur le web que les Américains.
  • Au Québec, 40 % du temps de consommation médias se passe sur le WEB. Pourtant, seulement 16 % des dépenses publicitaires sont effectuées sur le web.

Il existe donc un écart majeur de 24 % entre les budgets publicitaires investis par les entreprises sur le web et la concentration réelle de leur public. Aussi bien dire que pour de nombreuses compagnies, 3  sur 4 $ sont investis de façon inappropriée ou peu optimale dans leur enveloppe publicitaire.

Pourquoi les entreprises québécoises ont-elle pris un tel retard concernant leur présence web alors qu’elles évoluent dans une société aussi connectée? M. Darveau-Garneau relève principalement deux coupables. Tout d’abord, les grands leaders des placements web sont longtemps restés absents au Québec. Jusqu’à l’automne 2011, Google n’avait aucun pignon sur rue ici et Facebook n’a encore ouvert aucun bureau. De part leur absence sur le terrain, ces joueurs n’ont pu éduquer les entreprises et n’ont pu leur démontrer l’efficacité de la publicité en ligne (retour sur investissement plus intéressant, ciblage, géolicalisation, flexibilité et adaptation rapide des campagnes, etc.). Ensuite, il affirme que les agences traditionnelles, elles-mêmes peu informées sur les avantages du web, ont continué de conseiller leurs clients vers des placements publicitaires imprimés, télévisés ou radio, alors que le bassin de consommateur, lui, avaient migré vers Internet et les appareils mobiles. Bref, les entreprises ont grandement été ralenties dans leur virage numérique puisque les entités conseillères s’avéraient peu présentes ou peu formées au Québec.

En conclusion, s’il est  une chose que Nicolas Darveau-Garneau, patron de Google Québec, a bien voulu faire comprendre aux membres présents ce matin de l’Office du tourisme de Québec, c’est: « Soyez convaincus que les consommateurs SONT sur le web»! En espérant maintenant que ce message encourage les entreprises touristiques à se tourner davantage vers Internet et vers les campagnes publicitaires en ligne. Et en passant, mon kit média pour l’été 2012 est prêt, je suis disponible pour vous préparer une proposition de placement ;-)

– Par Caroline Manseau

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Pourquoi j’aime Netvibes

Netvibes: un outil assez performant pour un "web dj" mais que j'utilise pour optimiser mon temps de recherche

J’ai commencé à utiliser Netvibes quand Facebook, Twitter et Linked In ont commencé à prendre de l’importance comme canaux de communication pour Darium et Quoi Faire à Québec.com. Encore toute timide sur les réseaux sociaux, je suivais des gens qui publiaient régulièrement des articles intéressants et je me sentais franchement démunie devant eux… Comment font-ils pour être au courant que tous ces textes existaient?! Je suis une startup… Je n’ai pas le temps je faire une revue de presse quotidienne aussi approfondie! C’est alors que j’ai fait connaissance avec Netvibes :) Et depuis, je me sens bien mieux nantie pour trouver du contenu pertinent et de qualité. Un atout pour la gestion de communautés!

L’idée derrière Netvibes est simple. C’est justement ce qui en fait un outil aussi remarquable. Une fois votre compte créé, Netvibes met à votre disposition un portail qui rassemble en un seul endroit toutes les informations que vous voulez avoir rapidement sous la main! Un seul sujet vous passionne? C’est parfait. Une case dialogue apparaît et vous n’avez qu’à inscrire le « sujet que vous voulez surveillez » (par exemple, ici, tourisme autochtone préparé pour Wendake).   Vous êtes plus gourmands comme moi et souhaitez réunir plusieurs intérêts? J’ai actuellement douze tableaux de bord différents (puisque c’est un site de France, ici appelés dashboards) auxquels j’ai accès en un seul clic!

Un sujet, un tableau de bord, beaucoup de contenu!

Agrégateur de contenu

Bien qu’il puisse jouer des rôles multiples, j’utilise principalement Netvibes pour ses qualités d’agrégateur de contenu. Pour chacun de mes sujets surveillés, je suis abonnée à environ une douzaine de fils RSS différents. Ainsi, tous les flux RSS des publications qui m’intéressent se retrouvent sur une page unique : je vois en un coup d’œil si du nouveau contenu a été ajouté. Si un titre m’interpelle, un clic et moi voici sur l’article original! Rien de neuf aujourd’hui? J’ai mis une minute à faire le tour des flux, ce que je ne considère pas comme une perte de temps significative. Bref, en 15 minutes, j’ai eu accès aux nouveaux titres de 120 journaux, périodiques, magazines ou blogues.  Je suis devenue plus informée que je ne l’avais jamais été!

 Outil de veille

La deuxième option qui me plaît le plus, c’est l’outil de veille intégrée à l’onglet « Actualités ». Au début, lorsque vous avez inscrit le « sujet que vous voulez surveillez » (vous vous rappelez le tourisme autochtone?!), Netvibes envoie automatiquement le mot ou l’expression dans les moteurs de recherche les plus usuels : Google, en plus d’une commande spéciale à Google pour chercher spécifiquement dans les blogues; Bing, Yahoo, WordPress, FlickR, BoardReader, Social Mentions, Twitter Search, Youtube, Daily Motion, Vimeo. Encore une fois, toutes ces recherches sont faites pour vous lorsque vous vous connectez, nul besoin de se promener sur les dix moteurs de recherche pour avoir accès à tout ce contenu. Mon truc e-reputation : j’ai aussi fait un tableau de bord de Darium, alors j’ai quotidiennement un compte rendu de ce qui circule à mon compte.

Outil de veille à l’externe pour des intérêts particuliers ou d’actualité, outil de veille à l’interne pour l’e-réputation de sa marque (ou celle du concurrent…), Netvibes simplifie ma collecte d’informations et, du coup, me donne l’impression d’employer judicieusement mon temps.

Une équation qui résume mon utilisation: Netvibes = + + Contenu récent et pertinent trouvé en ≤ temps

D’autres fonctions peuvent être utilisées sur Netvibes : synchroniser ses comptes courriels, insérer des widgets de Facebook et compagnie, podcast, pages web, to-do liste, compte payant pour entreprise, rendre votre portail public  et plus encore! En réalité, le potentiel est vaste :  Netvibes pourrait être la seule fenêtre Internet ouverte de la journée et on ne manquerait pas grand-chose. Mais bon, pour moi, le plaisir de la navigation web prend le dessus sur la rationalisation extrême du temps. De plus, sa conception en blocs déplaçables, interchangeables, modifiables, malléables, tout-en-ables donne l’opportunité de créer des pages ultra personnalisées, d’où son slogan: Prêt à (re)mixer le web? Vous l’avez remarqué, je ne suis pas une grande dj web avec Netvibes, mais n’empêche, je l’utilise comme bon me semble et pour moi c’est ça, la liberté 2.0.

-Par Caroline Manseau

Festival International du Startup 2011

Un Montréal ensoleillé, à la mi-juillet, dans le Vieux-Port. Les conditions extérieures s’avéraient déjà idéales pour faire du 1erFestival International du Startup un succès. Sur place, les organisateurs ont tout aussi bien su réunir des éléments gagnants pour nous offrir une expérience pertinente et agréable. J’y étais!

Le premier Festival International du Startup en TI s’est déroulé à Montréal les 13-14-15 juillet 2011. Une première édition des plus réussies!

Du 13 au 15 juillet 2011, j’ai eu la chance de participer à la première édition du International Startup Festival.  L’idée : réunir pendant quelques jours des acteurs représentatifs dans le milieu des entreprises en démarrage en technologies de l’information (TI), principalement en développement web, les jeux vidéos et les médias sociaux . Les instigateurs de l’événement s’y connaissaient bien dans le domaine : Philippe Telio  est président chez Embrase, une firme spécialisée dans la commercialisation de produits / services et dans le marketing de positionnement pour nouvelles entreprises; Alistair Croll, quant à lui, a fondé Bitcurrent, une boîte  dédiée à l’analyse des innovations et entreprises émergentes en TI.

Environ 900 personnes se sont inscrites pour participer au  Festival International du Startup (un nombre bien au-delà des premières estimations des organisateurs!), dont la moitié provenait du Canada anglais et des États-Unis.  Sur place,  on rencontrait des gens issus de diverses sphères de l’industrie des TI: des entrepreneurs débutants et des entrepreneurs en série, des investisseurs, des conseillers légaux, des spécialistes en marketing, des blogueurs en TI. J’ai été vivement impressionnée par la qualité des conférenciers invités, ceux-ci étant de grandes pointures dans l’industrie.

Je n’ai pu assister à toutes les présentations, mais voici les conférenciers que j’ai entendu et ce que j’ai retenu de leur message : (quelques présentations sont également disponibles sur SlideShare)

David McClure (500startups) : Why *NOT* do a Startup Pièges à éviter quand on songe à créer une entreprise (présentés avec beaucoup d’humour!)

 Chris Shipley (GuideWire) : Super Angels, Super Stars, and the Super-Sized Startup Myth Les types d’investisseurs les plus communs dans une entreprise en démarrage et envisager quels sont leurs agendas cachés.

Randy Smerik (Osunatech) : Be ready to be bought, your company is your product Sans concentrer toutes ses énergies sur sa stratégie de sortie (exit strategy), un entrepreneur devrait considérer cet aspect comme une facette, parmi les autres, de sa gestion d’entreprise. On ne sait jamais quand un acheteur peut se présenter.

Firoz Patel (AlertPay) : Your first twenty employees Rechercher des talents réels, développer chez eux un sentiment d’appartenance envers la startup. En sentant qu’ils font vraiment une différence, les premiers employés déploient un plus grand sens de l’engagement et donnent du temps précieux à l’entreprise.

Ryan Holmes (Hootsuite) : Growing users from 100 to 1M+ : tactics yous can use Honnêtement, je ne me souviens plus du tout de ce que Ryan Holmes a parlé… j’étais juste trop impressionnée de voir ce gars Vancouver, bien ordinaire, qui a mis au point un excellent outil de travail que j’utilise au quotidien (excusez mon émotion :S)

David Weekly  (PBworks) : Keeping it simple: minimal product, maximum vision Se concentrer sur le problème qu’on cherche à résoudre (le besoin du client) et non proposer une super solution pour un problème… qui n’existe pas! Des problèmes peuvent avoir des solutions très simples, qui nécessitent peu de moyen. Son conseil pour savoir si vous répondez à un besoin: GO SELL!!

Sean Ellis (CatchFree) : Succeeding with Freemium Comment rentabiliser un produit gratuit? Le bouche à oreille et l’expérience satisfaisante des premiers utilisateurs engendre une croissance des utilisateurs. Plus d’utilisateurs = nouveaux besoins qui sont exprimés. En proposant des fonctions supérieures qui répondent aux besoins des gens, le produit peut dorénavant proposer une version Premium qui sera payante, tout en conservant sa version de base gratuite.

Mike McDerment (FreshBooks) : How to spend money to successufully grow your web app business Garder en tête le calcul du Lifetime Value (LFV) pour évaluer combien investir en marketing et publicité. Combien rapporte un client x le temps qu’il reste client = LFV

En terminant, je tiens à remercier Entreprisingly (http://enterprising.ly) qui m’a parrainé et grâce à qui j’ai pu participer gratuitement au Festival International du Startup (je m’étais inscrite dans la catégorie Starving Startup). Je salue également les personnes que j’ai rencontrées sur place, des entrepreneurs web comme moi, passionnés par leur projet, confiants dans l’avenir, mais confrontés à la dure réalité entrepreunariale. Je me suis reconnue à travers les participants de ce congrès, j’ai appris, j’ai réfléchi, j’ai ri. Mission accomplie!

(-Par Caroline Manseau)