À surveiller: Platlas, l’atlas des plateformes sociales

Chaque plateforme sociale est un écosystème: Platlas vous aide à mieux le comprendre.

Grâce à la page Facebook de My Community Manager, j’ai découvert un nouveau site web qui pourrait bien devenir un outil clé pour tout gestionnaire de communautés ou pour toute personne offrant des formations en médias sociaux. Il s’agit de Platlas, l’atlas des plateformes sociales. Avec la variété croissante des médias sociaux qui est proposée sur le marché – et leur complexification – , les utilisateurs sont confrontés à des architectures et des lexiques particuliers pour chaque plateforme. Pensons aux fanpages sur Facebook, aux Cercles sur Google+, aux listes sur Twitter, etc. Bref, chaque plateforme sociale est un écosystème (des habitants [utilisateurs] évoluent et développent des interactions dans un environnement qui leur est propre [le médias social et ses fonctions]) et Platlas vous aide à mieux comprendre cet écosystème.

Tout comme un atlas historique ou démographique, Platlas utilise des illustrations simplifiées pour rendre accessible ce qui se cache sous la complexité des plateformes. Toutes les ramifications sont décortiquées et présentées sous la forme d’un rayon de cercle. Pour l’instant, le site est en version beta (ouvert seulement depuis le 23 septembre 2011) et est dédié à Facebook uniquement. Et même encore, c’est l’ancien Facebook, la version avec Timeline est en préparation (des schémas sont toutefois disponibles dans la section News >> The Big F8 Rundown). Gageons que la synthèse de Facebook n’est qu’un premier pas et que d’autres plateformes seront bientôt ajoutées à l’atlas.

À suivre avec grand intérêt, le développement de Platlas, l'atlas des plateformes sociales.

Platlas est une initiative de Carrot Creative, une agence web de New-York. Un développement à suivre. Bonne découverte écosystémique!

– Par Caroline Manseau

Guide de démarrage d’entreprise pour le travailleur autonome en TIC de l’AQIII

Guide de démarrage d'entreprise pour les travailleurs autonomes en TIC: un aide-mémoire agréable et utile pour tous

Il est parfois des outils destinés à un public précis, mais tellement bien fait qu’ils peuvent avoir une portée générale. C’est le cas avec le nouveau Guide de démarrage d’entreprise pour le travailleur autonome en TIC préparé par l’Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII). En plus, il est disponible en ligne et gratuit!

Bien que s’adressant aux salariées des technologies de l’information interpellés par le travail autonome, ce document apparaît à mes yeux comme un des meilleurs guides (car il s’agit bien de guider) pour quiconque souhaitant se lancer à son compte. L’AQIII a bien cerné les problématiques inhérentes au démarrage d’entreprise tout court et les a par la suite appliqué aux TIC. Vous êtes-vous interrogés sur les qualités du bon travailleur autonome? À quelles instances gouvernementales devez-vous obligatoirement vous inscrire? Quels sont les spécialistes susceptibles de vous apporter un soutien inestimable dans vos démarches? Comment maintenir vos compétences à jour une fois lancés? Toutes ces questions – et plus encore – trouvent réponse dans cet aide-mémoire.

En effet, chaque étape du démarrage d’entreprise est bien résumée, avec des phrases claires et concises. Honni le flafla qui alourdit la lecture du futur entrepreneur déjà saturé d’informations.  Au contraire, le Guide insère des liens vers des sites web plus spécialisés si le lecteur désire approfondir un aspect particulier.  L’AQIII a compris qu’un entrepreneur n’a pas le temps de lire un bouquin, mais qu’il cherche des réponses rapides et pertinentes à ses interrogations. Le Guide de démarrage d’entreprise pour le travailleur autonome en TIC constitue donc un excellent pense-bête qui offre un regard global sur les démarches à entreprendre tout en allant à l’essentiel.

Bien fait l’AQIII!

P.S.: Je ne fais même pas partie de l’Association, ce commentaire est tout simplement sincère :)

-Par Caroline Manseau

La croisière Facebook s’amuse: ajouts et retraits récents de fonctionnalités

Facebook me donne le mal de mer… Dernièrement, je me sens comme sur une croisière en naviguant quotidiennement sur la plateforme. J’éprouve bien entendu du plaisir à être passagère, à échanger avec les autres utilisateurs, mais j’ai également de la difficulté à suivre le courant…  Afin de recouvrer une vue plus claire du produit Facebook, j’énumère  une partie du flot des  éléments disparus et des nouvelles fonctions qui récemment ont retenu mon attention.

1. Disparition du langage FBML

La fin du langage FBML diminue l'autonomie du gestionnaire de communauté et augmente les coûts associés à une présence sur les médias sociaux.

Le retrait du langage FBML a commencé à être effectif le 18 mars 2011. Cependant, j’ai mis quelques mois avant de m’en rendre compte. Encore cet été, j’arrivais, grâce à des passe-passe, à insérer des onglets de bienvenue ou des onglets personnalisés aux différentes pages Facebook de mes clients. Je me faisais même un point d’honneur de pouvoir enseigner à d’autres les étapes simples pour qu’ils arrivent à personnaliser eux-mêmes leur page.

Certes, les onglets déjà intégrées restent en place et ne sont pas supprimées, sauf que dorénavant, le simple gestionnaire de communautés ne peut plus se débrouiller par -même. Onglets et applications personnalisés sont maintenant du ressort des développeurs (et leur travail n’est pas gratuit) qui utilisent le format iframe.  On peut également  acheter des applications préfabriquées qui sont par la suite ajustables. Et qui ne sont pas gratuites non plus.

Conséquences : autonomie diminuée pour les gestionnaires de communautés; hausse des dépenses pour offrir une page Facebook qui se démarque (rappelons que les entreprises du Québec sont encore frileuses à investir sur les médias sociaux).

2. changements des règlements concernant tirages et concours

L'étau se resserre sur les promotions proposées via Facebook.

Le 11 mai 2011, autre changement majeur pour les gestionnaires de communautés : Facebook resserre dangereusement les règles pour effectuer des tirages ou concours à partir d’une fanpage. Le partage d’un lien, d’une photo, le fait d’aimer un commentaire ou une vidéo ne sont plus suffisants pour considérer comme étant une participation à un concours (toutes les fonctionnalités de base, selon ce qu’on lit au début du guide Facebook https://www.facebook.com/promotions_guidelines.php).  Les gagnants doivent être contactés par un médium autre que la plateforme Facebook elle-même et la marque Facebook doit être dissociée du concours. Encore une fois, on requiert  l’utilisation d’une application tierce pour diffuser les tirages et concours sur Facebook. Application externe est synonyme de frais encourus, puisqu’il faut acheter ladite application (pour une seule campagne de concours ou pour un nombre de jours prédéterminés) ou faire développer sa propre interface de tirage. Dépenses, dépenses, dépenses.

Toutefois, le libellé des nouveaux règlements est d’une formulation tellement piètre (autant en français qu’en anglais) que Facebook semble se contredire sur certains aspects. De ce fait, Quoi Faire à Québec.com se base sur une syntaxe nébuleuse afin de continuer à proposer des tirages à ses abonnés, tout ceci, bien entendu, en attendant de trouver une solution à long terme (ou, en d’autres mots, en attendant d’avoir le budget pour faire développer notre propre application concours…).

« Vous ne devez pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur à toute action à l’aide d’une fonctionnalité Facebook autre qu’aimer une Page, indiquer se trouver dans un lieu ou se connecter à votre application. Par exemple, vous ne pouvez pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur au fait qu’il aime une publication sur un mur, ou commente ou télécharge une photo sur un mur ».

Nous nous basons donc sur l’expression « autre qu’aimer une Page » comme porte de sortie et créons une nouvelle page pour chaque tirage. Loin d’être l’idéal, mais c’est une solution temporaire….  Conséquences : autonomie diminuée pour les gestionnaires de communautés; hausse des dépenses pour offrir une page Facebook qui se démarque (tiens-donc… même constat qu’au point 1!)

3. URL Facebook personnalisé

Puis, le 14 septembre 2011, on apprenait que  « Vous n’avez plus besoin de 25 fans [sur Facebook] pour obtenir une URL de page personnalisé »  (You No Longer Need 25 Fans To Get A Custom Page URL). Dès l’ouverture d’une page, le choix d’un URL représentatif de votre contenu est possible. En soi, c’est une bonne nouvelle pour les gestionnaires de communautés! Fini le partage d’une adresse dérisoire comportant une série de chiffres compliquée, repoussante à l’oeil et impossible à retenir. (Pour effectuer le changement, visitez https://www.facebook.com/username ) La promotion d’une page Facebook s’avère, dans ce cas-ci, grandement facilitée et s’intégrera mieux à la stratégie marketing d’une marque ou entreprise. En effet, sans être totalement prête à lancer la page Facebook, l’équipe marketing peut tout de même « réserver » l’URL en ouvrant une page qui restera dormante jusqu’au lancement. De plus, l’adresse personnalisée sera préalablement intégrée dans le matériel publicitaire, aucune rectification subséquente n’est plus nécessaire.

MAIS, mais… ce n’est pas que je souhaite faire ma rabat-joie… mais cette nouvelle ouverture me semble peut-être mal calculée… Comme dans tout autre domaine, je vois déjà des individus spéculer sur des URL et ouvrir plein de pages Facebook, soit pour les revendre, soit par désoeuvrement, mesquinerie ou concurrence jalouse, tous des traits propres à la nature humaine. Honnêtement, je songe moi-même à faire preuve de cette nature humaine et à ouvrir en cachette des pages Facebook en prévision de mes projets futurs…

Autres remous et encore d’autres à venir

D’autres modifications ont également piqué ma curiosité ou nécessité essais et erreurs d’utilisation de ma part. Par exemple,

– l’intégration du service Skype à Facebook pour effectuer des appels vidéos (voir l’article de TechCrunch Facebook Launches Skype-Powered Video Calling ). Euh… ça fonctionne vraiment pour vous??

– la fermeture de Facebook Deals (lire l’article The Next Web: Facebook shutting down Facebook Deals service after 4 months), sauf que cette conclusion hâtive a peu d’impact au Québec, Facebook Deals ayant ici une pénétration peu profonde.

–  la possibilité de savoir quels utilisateurs Facebook partagent vos liens et vos publications. Excellente façon d’engager et entretenir le dialogue entre un gestionnaire de communauté et ladite communauté. Le billet de My Community Manager Découvrez vos meilleurs “ambassadeurs” sur vos pages Facebook résume bien l’idée (on aime cet ajout-là!).

Connaissez les abonnés qui parlent de vous!

– les abonnements au contenu public d’un utilisateur, sans être ami avec ce dernier. Pratique pour les personnalités publiques, les comptes professionnels. Rapproche drôlement Facebook de Twitter et Google + https://www.facebook.com/about/subscribe

Facebook reprend les points positifs de Twitter et Google+ avec les abonnements au contenu public

Finalement, le 22 septembre 2011 retiendra notre attention avec la conférence F8 de Mark Zuckerberg. Pour suivre en direct la conférence, http://www.facebook.com/SolutionsEntreprises?sk=app_127337483972992 (oups! pas d’URL personnalisé!). Lancement de Facebook Music, lancement d’une application iPad sont attendus et probablement d’autres changements… inattendus! Bref, encore des ajouts et retraits à prévoir, encore des nouveautés à intégrer pour suivre le rythme de croisière de Facebook!

Chose certaine, on ne s’ennuie pas à suivre le développement de la plateforme Facebook. Est-ce qu’on s’amuse?… c’est une autre histoire. Mais puisqu’on est déjà dans le bateau… apprenons du voyage! Prochaine destination, Capitaine Zuckerberg?

– Par Caroline Manseau

Facebook et le statut « bébé à venir »

Une donnée à vendre !

À la fin du mois de juillet, Facebook a effectué une mise à jour du côté des  liens de parenté disponibles   : Expected Child ou Enfant à venir.  Non seulement, l’annonce d’un bébé à naître est maintenant possible dans ses statuts, mais la date prévue de la naissance, le sexe et le prénom choisi! Déjà, on entend une levée de bouclier du côté des détracteurs :  « Mais où ça va arrêter? », « Ridicule! », « Et si la grossesse tourne mal?  »,  « Des kidnappeurs potentiels vous traquent », «Le fœtus a droit lui aussi à sa vie privée! », etc. Bon… jusqu’à preuve du contraire, l’ajout de ce statut reste un choix libre, donc personne n’est bien placé pour questionner les notifications personnelles de ses pairs. Pour ceux qui sont favorables, on lit des commentaires tels que « Facebook vous simplifie là vie! »,  « Plus de tracas pour annoncer la bonne nouvelle à tout le monde! ». Peu importe que l’on considère la mise à jour immorale ou trop mignonne, dites-vous bien que pour Facebook, savoir qu’un bébé va naître, c’est une question de business!

Un paramètre de plus dans votre profil, une donnée payante de plus pour Facebook!

En effet, les données socio-démographiques valent de l’or auprès des agences publicitaires. De ce fait, là où l’initiative m’apparaît la plus intéressante, c’est que Facebook pousse de plus en plus loin les astuces pour nous demander nos caractéristiques personnelles, caractéristiques que l’entreprise peut ensuite monnayer. Tout tout tout ce que l’on ajoute comme informations de base sur notre profil Facebook contribue à faire de nous des cibles publicitaires. Vous passez de « en couple » à « célibataire »? Gageons que  vous ne tarderez pas à voir des publicités de sites de rencontre s’afficher sur votre compte. Même chose si vous déménagez de votre campagne natale pour vous installer dans la grand’ville : les commerces locaux voudront se faire connaître auprès de vous.

Parions que dans peu de temps, les clients de Facebook pourront cliquer ce statut pour cibler davantage leurs placements publicitaires

Quoi de mieux, alors, que d’ajouter à notre profil socio-démographique le statut de parent en devenir?! Sachant que les parents québécois dépensent en moyenne plus de 5 000 $ pour préparer l’arrivée et la première année de vie d’un bébé (probablement semblable partout dans les pays industrialisés), il s’agit là d’une donnée additionnelle pertinente, voire très lucrative pour Facebook. Parions que dans peu de temps, les clients de Facebook pourront inclure cette donnée pour cibler davantage leurs placements publicitaires.

D’emblée, nous apprécions la gratuité des médias sociaux… sauf que la contrepartie réside dans le financement publicitaire des plateformes. Ridicules ou trop mignons les statuts à cocher? Pourquoi ne pas les prendre comme votre paiement pour l’adhésion? Il n’en tien qu’à vous de définir votre tribut: plus vous fournissez de renseignements, plus vous valez cher. En créant un profil sur un réseau social, chaque utilisateur accepte tacitement de devenir une cible de publicité ou même un promoteur de publicité  (si vous voyez que vos amis aiment un commerce dans une publicité Facebook, c’est que les paramètres de leur compte le permettent. Voir l’article sur Netzilla Ne laissez pas Facebook vous transformer en sponsor publicitaire). En somme, le nouveau statut sur le bébé à naître apporte tout simplement une valeur ajoutée à votre profil…

En terminant, je vous laisse sur ce dessin de Mashable qui illustre avec humour l’ajout du statut « Enfant à venir ».  Très connectés sur leur époque!

– Par Caroline Manseau

Pourquoi j’aime Netvibes

Netvibes: un outil assez performant pour un "web dj" mais que j'utilise pour optimiser mon temps de recherche

J’ai commencé à utiliser Netvibes quand Facebook, Twitter et Linked In ont commencé à prendre de l’importance comme canaux de communication pour Darium et Quoi Faire à Québec.com. Encore toute timide sur les réseaux sociaux, je suivais des gens qui publiaient régulièrement des articles intéressants et je me sentais franchement démunie devant eux… Comment font-ils pour être au courant que tous ces textes existaient?! Je suis une startup… Je n’ai pas le temps je faire une revue de presse quotidienne aussi approfondie! C’est alors que j’ai fait connaissance avec Netvibes :) Et depuis, je me sens bien mieux nantie pour trouver du contenu pertinent et de qualité. Un atout pour la gestion de communautés!

L’idée derrière Netvibes est simple. C’est justement ce qui en fait un outil aussi remarquable. Une fois votre compte créé, Netvibes met à votre disposition un portail qui rassemble en un seul endroit toutes les informations que vous voulez avoir rapidement sous la main! Un seul sujet vous passionne? C’est parfait. Une case dialogue apparaît et vous n’avez qu’à inscrire le « sujet que vous voulez surveillez » (par exemple, ici, tourisme autochtone préparé pour Wendake).   Vous êtes plus gourmands comme moi et souhaitez réunir plusieurs intérêts? J’ai actuellement douze tableaux de bord différents (puisque c’est un site de France, ici appelés dashboards) auxquels j’ai accès en un seul clic!

Un sujet, un tableau de bord, beaucoup de contenu!

Agrégateur de contenu

Bien qu’il puisse jouer des rôles multiples, j’utilise principalement Netvibes pour ses qualités d’agrégateur de contenu. Pour chacun de mes sujets surveillés, je suis abonnée à environ une douzaine de fils RSS différents. Ainsi, tous les flux RSS des publications qui m’intéressent se retrouvent sur une page unique : je vois en un coup d’œil si du nouveau contenu a été ajouté. Si un titre m’interpelle, un clic et moi voici sur l’article original! Rien de neuf aujourd’hui? J’ai mis une minute à faire le tour des flux, ce que je ne considère pas comme une perte de temps significative. Bref, en 15 minutes, j’ai eu accès aux nouveaux titres de 120 journaux, périodiques, magazines ou blogues.  Je suis devenue plus informée que je ne l’avais jamais été!

 Outil de veille

La deuxième option qui me plaît le plus, c’est l’outil de veille intégrée à l’onglet « Actualités ». Au début, lorsque vous avez inscrit le « sujet que vous voulez surveillez » (vous vous rappelez le tourisme autochtone?!), Netvibes envoie automatiquement le mot ou l’expression dans les moteurs de recherche les plus usuels : Google, en plus d’une commande spéciale à Google pour chercher spécifiquement dans les blogues; Bing, Yahoo, WordPress, FlickR, BoardReader, Social Mentions, Twitter Search, Youtube, Daily Motion, Vimeo. Encore une fois, toutes ces recherches sont faites pour vous lorsque vous vous connectez, nul besoin de se promener sur les dix moteurs de recherche pour avoir accès à tout ce contenu. Mon truc e-reputation : j’ai aussi fait un tableau de bord de Darium, alors j’ai quotidiennement un compte rendu de ce qui circule à mon compte.

Outil de veille à l’externe pour des intérêts particuliers ou d’actualité, outil de veille à l’interne pour l’e-réputation de sa marque (ou celle du concurrent…), Netvibes simplifie ma collecte d’informations et, du coup, me donne l’impression d’employer judicieusement mon temps.

Une équation qui résume mon utilisation: Netvibes = + + Contenu récent et pertinent trouvé en ≤ temps

D’autres fonctions peuvent être utilisées sur Netvibes : synchroniser ses comptes courriels, insérer des widgets de Facebook et compagnie, podcast, pages web, to-do liste, compte payant pour entreprise, rendre votre portail public  et plus encore! En réalité, le potentiel est vaste :  Netvibes pourrait être la seule fenêtre Internet ouverte de la journée et on ne manquerait pas grand-chose. Mais bon, pour moi, le plaisir de la navigation web prend le dessus sur la rationalisation extrême du temps. De plus, sa conception en blocs déplaçables, interchangeables, modifiables, malléables, tout-en-ables donne l’opportunité de créer des pages ultra personnalisées, d’où son slogan: Prêt à (re)mixer le web? Vous l’avez remarqué, je ne suis pas une grande dj web avec Netvibes, mais n’empêche, je l’utilise comme bon me semble et pour moi c’est ça, la liberté 2.0.

-Par Caroline Manseau

Festival International du Startup 2011

Un Montréal ensoleillé, à la mi-juillet, dans le Vieux-Port. Les conditions extérieures s’avéraient déjà idéales pour faire du 1erFestival International du Startup un succès. Sur place, les organisateurs ont tout aussi bien su réunir des éléments gagnants pour nous offrir une expérience pertinente et agréable. J’y étais!

Le premier Festival International du Startup en TI s’est déroulé à Montréal les 13-14-15 juillet 2011. Une première édition des plus réussies!

Du 13 au 15 juillet 2011, j’ai eu la chance de participer à la première édition du International Startup Festival.  L’idée : réunir pendant quelques jours des acteurs représentatifs dans le milieu des entreprises en démarrage en technologies de l’information (TI), principalement en développement web, les jeux vidéos et les médias sociaux . Les instigateurs de l’événement s’y connaissaient bien dans le domaine : Philippe Telio  est président chez Embrase, une firme spécialisée dans la commercialisation de produits / services et dans le marketing de positionnement pour nouvelles entreprises; Alistair Croll, quant à lui, a fondé Bitcurrent, une boîte  dédiée à l’analyse des innovations et entreprises émergentes en TI.

Environ 900 personnes se sont inscrites pour participer au  Festival International du Startup (un nombre bien au-delà des premières estimations des organisateurs!), dont la moitié provenait du Canada anglais et des États-Unis.  Sur place,  on rencontrait des gens issus de diverses sphères de l’industrie des TI: des entrepreneurs débutants et des entrepreneurs en série, des investisseurs, des conseillers légaux, des spécialistes en marketing, des blogueurs en TI. J’ai été vivement impressionnée par la qualité des conférenciers invités, ceux-ci étant de grandes pointures dans l’industrie.

Je n’ai pu assister à toutes les présentations, mais voici les conférenciers que j’ai entendu et ce que j’ai retenu de leur message : (quelques présentations sont également disponibles sur SlideShare)

David McClure (500startups) : Why *NOT* do a Startup Pièges à éviter quand on songe à créer une entreprise (présentés avec beaucoup d’humour!)

 Chris Shipley (GuideWire) : Super Angels, Super Stars, and the Super-Sized Startup Myth Les types d’investisseurs les plus communs dans une entreprise en démarrage et envisager quels sont leurs agendas cachés.

Randy Smerik (Osunatech) : Be ready to be bought, your company is your product Sans concentrer toutes ses énergies sur sa stratégie de sortie (exit strategy), un entrepreneur devrait considérer cet aspect comme une facette, parmi les autres, de sa gestion d’entreprise. On ne sait jamais quand un acheteur peut se présenter.

Firoz Patel (AlertPay) : Your first twenty employees Rechercher des talents réels, développer chez eux un sentiment d’appartenance envers la startup. En sentant qu’ils font vraiment une différence, les premiers employés déploient un plus grand sens de l’engagement et donnent du temps précieux à l’entreprise.

Ryan Holmes (Hootsuite) : Growing users from 100 to 1M+ : tactics yous can use Honnêtement, je ne me souviens plus du tout de ce que Ryan Holmes a parlé… j’étais juste trop impressionnée de voir ce gars Vancouver, bien ordinaire, qui a mis au point un excellent outil de travail que j’utilise au quotidien (excusez mon émotion :S)

David Weekly  (PBworks) : Keeping it simple: minimal product, maximum vision Se concentrer sur le problème qu’on cherche à résoudre (le besoin du client) et non proposer une super solution pour un problème… qui n’existe pas! Des problèmes peuvent avoir des solutions très simples, qui nécessitent peu de moyen. Son conseil pour savoir si vous répondez à un besoin: GO SELL!!

Sean Ellis (CatchFree) : Succeeding with Freemium Comment rentabiliser un produit gratuit? Le bouche à oreille et l’expérience satisfaisante des premiers utilisateurs engendre une croissance des utilisateurs. Plus d’utilisateurs = nouveaux besoins qui sont exprimés. En proposant des fonctions supérieures qui répondent aux besoins des gens, le produit peut dorénavant proposer une version Premium qui sera payante, tout en conservant sa version de base gratuite.

Mike McDerment (FreshBooks) : How to spend money to successufully grow your web app business Garder en tête le calcul du Lifetime Value (LFV) pour évaluer combien investir en marketing et publicité. Combien rapporte un client x le temps qu’il reste client = LFV

En terminant, je tiens à remercier Entreprisingly (http://enterprising.ly) qui m’a parrainé et grâce à qui j’ai pu participer gratuitement au Festival International du Startup (je m’étais inscrite dans la catégorie Starving Startup). Je salue également les personnes que j’ai rencontrées sur place, des entrepreneurs web comme moi, passionnés par leur projet, confiants dans l’avenir, mais confrontés à la dure réalité entrepreunariale. Je me suis reconnue à travers les participants de ce congrès, j’ai appris, j’ai réfléchi, j’ai ri. Mission accomplie!

(-Par Caroline Manseau)

Monnayer sa présence sur les médias sociaux: oui ou non?

La publicité a maintenant pris sa place sur les plateformes sociales (nouvelles commanditées, régie publicitaire de Twitter, publicité LinkedIn). De leur côté, une page ou un compte avec  forte audience devraient-ils accepter de faire commanditer une partie de leurs publications?

Comme entreprise sur les médias sociaux, comment partir en pôle position? En voyant l'argent là où elle se trouve ou en misant sur l'intégrité?

J’ai exposé précédemment que Quoi Faire à Québec.com dispose d’une communauté appréciable d’abonnés Facebook (+5 500) et Twitter (+2 500).  Nous avons décidé, en tant qu’entreprise, d’utiliser les médias sociaux pour mettre en valeur les événements qui nous intéressent, nos artistes coups de cœur ou parler de nos collaborateurs amis à qui nous souhaitons le succès. Il arrive parfois que nous organisons des tirages avec d’autres entreprises, mais encore une fois, nous ne tirons pas de bénéfices pécuniaires de ces concours. Il s’agit plutôt de façon de remercier nos fans de leur fidélité. Bref, Quoi Faire à Québec.com voit sa présence sur les médias sociaux comme son éditorial : nous y laissons transparaître nos inclinaisons réelles et non commanditées. C’est la même chose pour les évènements que nous affichons dans notre section « Nos Immanquables » sur la page d’accueil du site web http://www.quoifaireaquebec.com/ En somme, aucune publication n’est effectuée contre rémunération.

Or, me voilà confrontée à une situation d’affaires qui est appelée à devenir de plus en plus récurrente: des entreprises me demandent de faire de la publicité pour elles dans mes réseaux sociaux (publier un post les concernant expressément, avec un message publicitaire dicté même) en échange d’une rémunération.  Et la rémunération serait bonifiée selon le nombre de « J’aime » et le nombre de clics vers leur site web. En résumé, on me demande d’exposer mes abonnés à une autre forme de publicité payante, eux qui ont déjà dans leur champ de vision les publicités Facebook et Twitter. J’y suis réticente par souci d’intégrité envers mes abonnés et aussi parce que Quoi Faire à Québec.com, le site web, est déjà basé sur un modèle publicitaire.

Mon dilemme se trouve ici : si moi je refuse de mettre ces publicités, d’autres le feront. En réalité, je suis assez les médias sociaux pour me rendre compte que d’autres le font déjà. Je vois même des propositions qui m’avaient été présentées. Est-ce qu’ils ont mieux compris que moi l’essence des médias sociaux, que ceux-ci font désormais partie du mix médias contemporain ? Est-ce que je n’ai pas assez l’esprit business ? Pour des principes moraux, je refuse des revenus alors que je suis une entreprise en démarrage! Je ne peux pas vraiment me le permettre! Mais je ne peux me résoudre à déroger de ma ligne de conduite fixée pour les médias sociaux, à savoir respect du public et intégrité dans le choix des publications. D’un autre côté, être fidèle à des idéaux n’apporte pas beaucoup de beurre pour mettre sur le pain…

Dernièrement, j’ai justement lu un article paru dans The Next Web qui présentait 7 types d’entrepreneurs. Et je me reconnaissais dans la catégorie : « The Better World Entrepreneur » : This entrepreneur isn’t into entrepreneurship for the money but to make the world a better place. This is an awesome goal of course but often quite contrary to being a good entrepreneur. Don’t get me wrong: being a successful entrepreneur doesn’t mean you have to screw the world. But your first focus should be in making your company more successful and then using your success to make the world a better place. Not the other way around. En d’autres mots, pour consolider une entreprise en démarrage, la première étape est de la rendre viable et rentable. Après, on peut bien prêcher ce qu’on veut.


Pour l’instant, je n’ai pas trouvé de réponse définitive à ma question de départ: devrais-je accepter de faire commanditer certaines publications de Quoi Faire à Québec sur Facebook et Twitter? Je réfléchis. Peut-être que j’attends mon prix…

-Par Caroline Manseau