Publicité au Québec: Vite, tous sur le web!

En tant que membres de l’Office du tourisme de Québec, nous étions conviés ce matin, à un avant-midi conférence sur le e-tourisme. La pièce de résistance de cette matinée web était sans nul doute la communication de M. Nicolas Darveau-Garneau, nouveau patron de Google Québec  (voir l’article de Cyberpresse « Offensive québécoise pour Google », 24 octobre 2011)

Les Canadiens sont ceux qui naviguent le plus sur Internet au monde! Mais les entreprises tardent toujours à les rejoindre...

Bien que limitée dans le temps (environ 35 minutes), la conférence de M. Google Québec aura certainement secouée plusieurs auditeurs présents dans la salle du Complexe G, également propriétaires ou gestionnaires d’entreprises touristiques. Le constat principal posé par le spécialiste invité: Urgence numérique au Québec: les compagnies n’ont pas pris suffisamment le virage web ni de la publicité web.

Quelques statistiques percutantes nous ont ensuite été présentées:

  • Les Canadiens sont les 1ers citoyens branchés au monde! Ils passent 25 % plus de temps sur le web que les Américains.
  • Au Québec, 40 % du temps de consommation médias se passe sur le WEB. Pourtant, seulement 16 % des dépenses publicitaires sont effectuées sur le web.

Il existe donc un écart majeur de 24 % entre les budgets publicitaires investis par les entreprises sur le web et la concentration réelle de leur public. Aussi bien dire que pour de nombreuses compagnies, 3  sur 4 $ sont investis de façon inappropriée ou peu optimale dans leur enveloppe publicitaire.

Pourquoi les entreprises québécoises ont-elle pris un tel retard concernant leur présence web alors qu’elles évoluent dans une société aussi connectée? M. Darveau-Garneau relève principalement deux coupables. Tout d’abord, les grands leaders des placements web sont longtemps restés absents au Québec. Jusqu’à l’automne 2011, Google n’avait aucun pignon sur rue ici et Facebook n’a encore ouvert aucun bureau. De part leur absence sur le terrain, ces joueurs n’ont pu éduquer les entreprises et n’ont pu leur démontrer l’efficacité de la publicité en ligne (retour sur investissement plus intéressant, ciblage, géolicalisation, flexibilité et adaptation rapide des campagnes, etc.). Ensuite, il affirme que les agences traditionnelles, elles-mêmes peu informées sur les avantages du web, ont continué de conseiller leurs clients vers des placements publicitaires imprimés, télévisés ou radio, alors que le bassin de consommateur, lui, avaient migré vers Internet et les appareils mobiles. Bref, les entreprises ont grandement été ralenties dans leur virage numérique puisque les entités conseillères s’avéraient peu présentes ou peu formées au Québec.

En conclusion, s’il est  une chose que Nicolas Darveau-Garneau, patron de Google Québec, a bien voulu faire comprendre aux membres présents ce matin de l’Office du tourisme de Québec, c’est: « Soyez convaincus que les consommateurs SONT sur le web»! En espérant maintenant que ce message encourage les entreprises touristiques à se tourner davantage vers Internet et vers les campagnes publicitaires en ligne. Et en passant, mon kit média pour l’été 2012 est prêt, je suis disponible pour vous préparer une proposition de placement ;-)

- Par Caroline Manseau

Médias sociaux, mouvement populaire et image de marque: le cas d’Oasis

En quelques  heures seulement, l’entreprise Lassonde s’est retrouvée au coeur d’une immense crise publique concernant sa marque de jus Oasis. Les internautes et surtout les utilisateurs des médias sociaux ont exprimé nombreux leur profond désaccord avec la compagnie, pour une question de justice: Lassonde / Oasis devrait dédommager – tel que l’avait ordonné un jugement – les frais légaux pour Olivia’s Oasis, une petite compagnie de savon qu’elle a poursuivie pour utilisation de sa marque de commerce. La publication d’un article dans Cyberpresse informe le public de cette affaire et les médias sociaux s’enflamme au Québec!

Durant la fin de semaine de Pâques, l'entreprise Lassonde et sa marque Oasis ont été crucifiées à maintes reprises par les internautes québécois. Les crises sur les médias sociaux ne prennent pas de congé!

L’opinion publique exprimée sur les médias sociaux crée maintenant un nouveau rapport de force entre David et Goliath. En voici un bel exemple, typique au Québec!  Lisez, en sept articles parus dans Cyberpresse, la naissance, la vie et la mort d’un épisode coûteux – auprès de l’opinion publique québécoise – pour Lassonde, même si le cycle n’aura pas duré plus de 48 heures.

«Pas touche au mot « oasis »», Christiane Desjardins, La Presse, 7 avril 2012

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201204/07/01-4513285-pas-touche-au-mot-oasis.php

«Vague de protestations contre Lassonde», Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, 7 avril 2012

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201204/07/01-4513394-vague-de-protestations-contre-lassonde.php

« »Oasis »: Lassonde cède aux protestations virtuelles»,  Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, 7 avril 2012

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201204/07/01-4513439-oasis-lassonde-cede-aux-protestations-virtuelles.php

«Lassonde, une réputation à refaire», Le Soleil, 9 avril 2012

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201204/09/01-4513685-lassonde-une-reputation-a-refaire.php

«Oasis, Twitter et la justice», Yves Boisvert, La Presse, 9 avril 2012

http://www.cyberpresse.ca/debats/chroniques/yves-boisvert/201204/09/01-4513514-oasis-twitter-et-la-justice.php

Réseaux sociaux: une lame de fond imprévisible,  Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, 9 avril 2012

http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201204/09/01-4513518-reseaux-sociaux-une-lame-de-fond-imprevisible.php

Controverse autour d’Oasis: «Le message du consommateur a été entendu», La Voix de l’Est, 10 avril 2012

http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201204/09/01-4513743-controverse-autour-doasis-le-message-du-consommateur-a-ete-entendu.php

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Ailleurs dans la presse:

«Affaire Oasis: la réputation de Lassonde réduite en compote», Fabien Major, Huffington Post Québec, 8 avril 2012

http://quebec.huffingtonpost.ca/fabien-major/post_3215_b_1411183.html

Culture, évènements et médias sociaux au Québec: état des lieux 2011

Nous publions ici le travail effectué en décembre 2011 par notre stagiaire Annie O’Farrell, finissante au baccalauréat en sciences de la consommation à l’Université Laval, pour le compte de Darium Réseaux Sociaux.

L’utilisation des médias sociaux par les entreprises oeuvrant dans le domaine évènementiel au Québec en 2011

L’ensemble des médias sociaux permet aux entreprises œuvrant dans le domaine événementiel de diffuser de l’information et d’échanger avec les internautes. Il s’avère que 98 % des répondants affirment utiliser les médias sociaux afin de communiquer avec les consommateurs. Facebook est de loin le réseau social favori des festivals et salles de spectacles au Québec. Cependant, Twitter, YouTube et LinkedIn sont également employés dans une forte proportion. En moyenne, les entreprises œuvrant dans l’événementiel exploitent de deux à quatre plateformes sur le web. Ceux-ci sont gérés en majorité par le département de communication de l’entreprise. On utilise les médias sociaux afin de promouvoir l’entreprise et ses événements, et ce, en diffusant généralement jusqu’à trois nouveaux contenus chaque semaine. Ces contenus prennent la forme d’informations sur les nouveautés, de photos et vidéos, de concours, etc. Actuellement, les entreprises œuvrant dans le domaine événementiel au Québec estiment pour la plupart qu’ils devront modifier les ressources allouées aux médias sociaux au cours des prochains mois et prochaines années. Cependant, 65 % des organisations ne sont pas en mesure d’observer de changement en ce qui a trait au trafic vers leur site web. En fin de compte, très peu d’entreprises ont recours aux outils de monitorage, qui pourtant leurs permettraient de suivre les tendances du marché et ce qui se dit sur l’entreprise.

Préambule

Les médias sociaux sont d’excellents outils de diffusion et de partage pour les entreprises désirant échanger avec les internautes. Le web 2.0 diffère des médias traditionnels par la vitesse de diffusion, ainsi que par la proximité et l’échange qu’ils permettent avec les consommateurs. La popularité des réseaux sociaux ne cesse d’augmenter et de plus en plus d’adeptes sont actifs sur les diverses plateformes. L’étude vise à observer la manière dont est gérée et exploitée l’ensemble des médias sociaux par les festivals et salles de spectacles que l’on retrouve au Québec.

Méthodologie 

Au total, la liste d’envoi était constituée de 325 entreprises, cependant 36 organisations ne possédaient pas d’adresse courriel. Un questionnaire électronique a donc été envoyé par courriel à 289 répondants potentiels œuvrant dans le domaine événementiel au Québec. Un total de 120 questionnaires a été retourné dont 93 qui étaient remplis en entier. Également, une incitation à remplir le sondage a été diffusée sur la page Facebook de Darium Diffusion Médias.

Question 1: Utilisez-vous des réseaux sociaux?

1.1 : L’utilisation des médias sociaux dans l’évènementiel au Québec

Sur les 94 répondants, 92 affirment utiliser des réseaux sociaux dans leur organisation. Il s’avère donc que les entreprises saisissent l’importance et les bénéfices que peuvent leur apporter les médias sociaux. Le Cefrio a d’ailleurs réalisé une étude qui a démontré que l’industrie attirant le plus d’adultes québécois est celle des entreprises ou organismes œuvrant dans les arts, spectacles, loisirs et industrie culturelle, et ce, dans une proportion de 37 %. Les entreprises du domaine des festivals et des salles de spectacles ont donc particulièrement intérêt à communiquer avec les internautes sur les diverses plateformes qu’offre le web, puisque le public cible aime interagir avec ce secteur d’activité.

Également, l’étude démontre que 56,4 % des adultes québécois qui utilisent les médias sociaux ont déjà au moins interagi une fois avec une entreprise ou un organisme. De plus, la présence sur les médias sociaux permet aux entreprises d’obtenir des renseignements et les réactions des internautes face à l’organisation et ses compétiteurs.  Deux tiers des internautes consultent le web afin d’obtenir de l’information sur des produits ainsi que les recommandations émises par d’autres consommateurs. Une proportion de 74% de ceux-ci affirme qu’ils sont directement influencés par ce type d’information (Cefrio, 2010).

Question 2: Quel(s) média(s) social(aux) utilisez-vous?

2.1 Les plateformes de médias sociaux employées

Les résultats illustrés correspondent aux médias sociaux utilisés par les 92 entreprises sur 94 qui emploient les diverses plateformes sur le web. Les festivals et salles de spectacles emploient Facebook dans 96 % des cas, ce qui est largement supérieur au second réseau social le plus populaire, Twitter, avec 64 % d’utilisation. YouTube est en troisième position avec 58 % d’adhésion. Ce sont donc ces trois plateformes qui sont les plus populaires dans le domaine événementiel au Québec. Cependant, LinkedIn, le réseau social destiné aux professionnels, est employé par 30 % des organisations et est suivi de près par l’utilisation de divers blogues par 26 % des répondants. Il ne faut pas négliger les opportunités de partenariat d’affaires qu’offre le réseau LinkedIn, en plus de tous les autres attributs qu’il offre. Quant à FlickR, 17 % des entreprises s’en servent pour partager des photos et vidéos. En ce qui a trait à d’autres réseaux sociaux non mentionnés dans cette étude, 9 % des répondants ont affirmé qu’ils en utilisent. Ces plateformes sont les suivantes : Vimeo, Foursquare, Behance, Cambridge, TripAdvisor, webtélé et finalement les QR code (Quick Response Code).

Une étude réalisée par Amiando, une entreprise européenne spécialisée dans l’organisation événementielle, a démontré que Facebook est le réseau social le plus prometteur en ce qui a trait au potentiel marketing dans la promotion d’événements. Il est essentiel que l’organisation définisse ses objectifs, afin de sélectionner les meilleurs canaux web pour promouvoir les salles de spectacle ou les festivals. Les entreprises désirant promouvoir des événements destinés au grand public devraient privilégier Facebook, tandis que ceux qui désirent mettre de l’avant des événements dans le milieu des affaires devraient privilégier Twitter et LinkedIn.

Nombre de média(s) social(aux) employé(s)

2.2 : Moyenne des médias sociaux employée par entreprise

En moyenne, les entreprises œuvrant dans l’événementiel au Québec exploitent entre deux et quatre réseaux sociaux.

Question 3: Qui s’occupe de la gestion des réseaux sociaux ?

3.1 : Gestion des réseaux sociaux

Dans pratiquement la moitié des cas, c’est le département de communication qui est en charge de gérer les divers médias sociaux de l’entreprise. Puis dans une proportion de 26 %, ce sont les gestionnaires qui sont en charge cette responsabilité. L’intérêt de poser cette question était de savoir si les gens qui s’occupent des diverses plateformes détiennent les connaissances nécessaires, afin d’optimiser la relation client entreprise. Les résultats laissent présager que certaines organisations confient cette tâche à des gens n’ayant aucune expertise en la matière. Certains répondants ont affirmé léguer la gestion des réseaux sociaux au département de comptabilité, aux secrétaires, aux bénévoles, etc. Il est important de prendre en considération les tâches que devra accomplir le gestionnaire de communauté, avant d’assigner quelqu’un à ce poste. L’animation des communautés, la rédaction et la publication des divers contenus, la fidélisation de la clientèle sont tous des défis du gestionnaire de communauté. Ceux-ci ont la responsabilité de transposer la stratégie de communication sur l’ensemble des médias sociaux, selon les objectifs et les publics cibles. Idéalement, la gestion des diverses plateformes devrait être confiée à des professionnels de la communication et du marketing et qui possèdent des connaissances en ce qui a trait à l’aspect technique des médias sociaux. Il serait intéressant de mener une étude permettant d’approfondir les conséquences sur l’entreprise d’une gestion désuète des médias sociaux.

**Signalons que 11 % des organisations  déclarent laisser la responsabilité des  médias sociaux à d’autres intervenants internes. Par exemple, certains répondants  lèguent la gestion des réseaux sociaux au département de comptabilité, aux secrétaires, aux bénévoles, etc.

Question 4: Dans quel(s) but(s) utilisez-vous les réseaux sociaux?

4.1 : Les buts visés par la présence sur les réseaux sociaux

Le principal but visé par les organisations œuvrant dans le domaine des salles de spectacles et des festivals est de promouvoir les produits offerts par l’entreprise dans une proportion de 83%. L’étude du Cefrio établit les motifs pour lesquels les internautes québécois suivent une marque ou une entreprise par ordre d’importance.

1-      Être au courant des nouveautés

2-      Trouver réponse à leurs questions

3-      Trouver des aubaines ou des promotions

4-      Se divertir

5-      Interagir avec une communauté ayant les mêmes intérêts

6-      Converser un lien avec l’entreprise ou la marque

Seulement 39 % des répondants emploient les médias sociaux dans le but d’augmenter la loyauté de la clientèle envers l’organisation. Pourtant, les médias sociaux permettent réellement de fidéliser la clientèle (Blanchard, & Guénard, 2010). Il serait donc bénéfique pour les entreprises œuvrant dans le domaine événementiel d’inclure l’objectif fidélisation de la clientèle dans leur plan stratégique des médias sociaux.

Sans compter que plus le consommateur détient des informations sur l’entreprise et bénéficie de privilèges grâce aux médias sociaux, plus le taux de bouche à oreille positif augmentera, ainsi que la notoriété de l’organisation. Dans le domaine événementiel, cette caractéristique est primordiale dans la mesure où elle permet d’augmenter l’achalandage aux divers événements.

Les deux principales raisons autres que celles proposées dans le sondage en ce qui concerne les buts visés par l’utilisation des médias sociaux, concernaient la diffusion d’informations sur l’organisation, ainsi que l’établissement d’un lien de réciprocité avec les internautes.

Question 5: Quel(s) types(s) de contenu mettez-vous sur vos réseaux sociaux ?

5.1 : Type de contenus diffusés sur les réseaux sociaux

Selon les objectifs de l’organisation, le type de contenus va varier d’un festival et d’une salle de spectacle à l’autre. Contrairement aux médias traditionnels, les réseaux sociaux permettent de diffuser de l’information plus rapidement, tout en impliquant le consommateur en créant une relation bidirectionnelle.

Les nouveautés de l’entreprise sont le premier type de contenu diffusé sur les diverses plateformes du web. Ce résultat est en adéquation avec l’étude du Cefrio qui affirme que la motivation principale à suivre une entreprise est le fait de pouvoir se tenir au courant des nouveautés. Il est donc primordial que les entreprises œuvrant dans l’événementiel au Québec continuent de diffuser régulièrement leurs nouveautés sur les médias sociaux.

Également, la promotion des salles de spectacles et des festivals par la diffusion de photos, vidéos, rabais et promotions est une excellente stratégie pour augmenter le nombre de fans sur le web et ainsi accroître le trafic. De surcroit, en invitant la communauté à participer à des concours, on peut s’attendre à ce que les membres partagent le lien à leurs ami(e)s, qui à leur tour pourraient faire partis de la communauté. Toutefois, adopter un discours trop persuasif afin de pousser l’achat d’un produit, pourrait au contraire repousser les internautes et provoquer une réaction négative (Blanchard, 2010).

Question 6: En moyenne, à quelle fréquence publiez-vous du nouveau contenu chaque semaine?

6.1 : Fréquence de diffusion de contenu

Plus les entreprises œuvrant dans le domaine événementiel publieront de nouveaux contenus, plus elles seront visibles sur les pages des internautes. Par conséquent, la notoriété de l’organisation s’accroîtra par le fait même. Il est important de prendre en considération les différents moments de la journée et de la semaine où seront diffusées les publications, car cela peut avoir un impact direct sur la réception du message par la communauté. Une fois de plus, la fréquence de diffusion de contenu doit être en adéquation avec les objectifs de l’organisation.

Les entreprises ont tendance à oublier les bénéfices que peut leur procurer la relation d’échange qui existe avec les consommateurs. En effet, pourquoi ne pas profiter des opinions et des idées des internautes pour une campagne publicitaire ou un concours? Ainsi, on s’assure que notre stratégie répond aux besoins de la clientèle tout en resserrant les liens de réciprocité avec la communauté.

Question 7 : Utilisez-vous des outils de monitorage?

7.1 : Utilisation d’outil(s) de monitorage

Les résultats démontrent le manque flagrant d’outil de monitorage pour observer si les buts visés par les médias sociaux sont atteints. Les entreprises européennes œuvrant dans l’événementiel ont une légère longueur d’avance avec 37 % d’entres-elles qui utilisent le monitorage (Amiando). Ce type d’outil a une incidence directe sur le succès ou l’échec des stratégies de médias sociaux. Ils permettent à la fois de faire des observations en temps réel et de suivre ce qui se dit sur l’organisation dans l’ensemble des médias. Plusieurs outils de monitorage sont offerts gratuitement et permettent à l’entreprise d’optimiser la stratégie en lien avec les réseaux sociaux. Dans le domaine événementiel au Québec, les outils de monitorage employés sont les suivants :

7.1 : Outils de monitorage employés dans le domaine événementiel au Québec

Google Alerts et TweetDeck constituent 68 % des outils de monitorage utilisés dans le domaine événementiel au Québec. Il s’avère que ces deux outils sont offerts gratuitement aux entreprises. Selon l’implication sur les divers médias sociaux, les outils de monitorage varieront.

Question 8 : Notez-vous une augmentation du trafic sur votre site web?

8.1 : Trafic sur le site web de l’entreprise généré par la présence sociale

Parmi les répondants utilisant les médias sociaux, 65 % ne sont pas en mesure d’affirmer qu’il y a une augmentation du trafic vers le site web de la salle de spectacle ou du festival. Cependant, 34 % ont relevé une augmentation, tandis que 1 % des répondants n’ont observé aucune augmentation du trafic.

Dans 11 % des cas, le trafic sur le site de contenu de l’entreprise provient des médias sociaux (Outbrain, 2011). Selon cette même étude, un top 20 des sources de trafic vers les pages de contenu a permis de placer Facebook au quatrième rang et Twitter au huitième rang. Au premier rang se retrouve le moteur de recherche Google, suivi par AOL et Yahoo. Par ailleurs, le trafic provenant des réseaux sociaux a tendance à avoir un taux de rebond plus élevé que les autres sources. Cela signifie que l’internaute qui accède au site internet de l’entreprise via Facebook par exemple, aura tendance à quitter la page beaucoup rapidement que s’il avait accédé au site via un moteur de recherche tel que Google.

Question 9 : Dans le futur, comptez-vous modifier vos ressources associées aux médias sociaux?

Actuellement, 66 % des répondants affirment vouloir modifier les ressources associées aux médias sociaux dans le futur, contre 34 % qui jugent leur stratégie actuelle efficace. Entre juillet 2010 et juillet 2011, 250 millions de nouveaux membres se sont ajoutés sur Facebook seulement. Également, 460 000 nouveaux comptes Twitter ont été ouverts chaque jour du mois d’octobre 2011. Cette ascension fulgurante démontre non seulement l’intérêt grandissant de la population pour les médias sociaux, mais également les opportunités d’affaires qui s’offrent aux entreprises. Les statistiques Facebook révèlent que l’utilisateur moyen est connecté à quatre-vingts pages de communauté, événements et groupes. Le domaine événementiel bénéficie donc de l’intérêt des internautes pour ce type d’interaction, c’est aux entreprises de mettre en place des stratégies pour attirer et échanger avec les consommateurs. Dans l’avenir, les organisations auront sans doute à modifier les ressources associées aux médias sociaux bien que pour l’instant certains jugent qu’il ne sera pas nécessaire de le faire. Le budget exact à allouer à tout ce qui a trait aux médias sociaux est difficilement quantifiable dans la mesure où il est relativement complexe d’évaluer les retombées économiques de ces stratégies web.

Question 10 : Employez-vous un plan stratégique pour vos activités sur les réseaux sociaux?

Au Québec, 58 % des entreprises œuvrant dans le domaine événementiel utilisent des plans stratégiques afin de concrétiser leurs stratégies de communication marketing. Une étude canadienne menée par la firme d’intégration de technologie Avanade a révélé que seulement 16 % des entreprises canadiennes possèdent une réelle stratégie de sociale (Avanade citée par Chouinard, 2010). Il s’avère donc que les festivals et salles de spectacles québécoises ont une longueur d’avance sur les autres industries canadiennes. Le plan stratégique permet de faciliter le travail en permettant de comparer les buts et objectifs avec les résultats. Les objectifs doivent être définis à court, moyen et long terme. Il sera ainsi plus facile d’obtenir des données quantitatives au fil du temps, qui permettront par la suite de réajuster les stratégies de communication. Peu importe le niveau d’implication que décide d’adopter l’organisation, le plan stratégique permettra de définir clairement les objectifs en terme d’importance.

Conclusion

Les résultats du sondage démontrent l’intérêt marqué des festivals et salles de spectacle du Québec pour les médias sociaux. Étant donné qu’il s’agit d’un outil de travail relativement récent, les entreprises semblent agir selon les connaissances qu’ils possèdent. Cependant, plus les organisations seront informées sur les fonctionnalités et bénéfices que peuvent procurer les médias sociaux, plus elles seront en mesure de les employer à bon escient. Rappelons que le domaine événementiel est particulièrement apprécié des adultes québécois, les entreprises doivent donc saisir l’opportunité de promouvoir leur organisation et ainsi augmenter leur notoriété par le fait même.

Références

Blanchard, E., & Guénard, Q. (2010). Le nouvel outil de communication en ligne : les réseaux sociaux. Mémoire de recherche, Toulouse Business School, Toulouse, France.

Chouinard, M., Cormier, L.A., Brassard, P., & Pépin, M. (2010). Joindre la conversation. Infopresse, 25(4)

CEFRIO. (2011). L’engouement pour les réseaux sociaux au Québec, cefrio, 2(1)

Ferenczy, D.V., Koch, L., & Spiess, S. (2011). Social Media & Events Report 2011: How Is The Event Industry Using Social Netoworks?. Amiando, Allemagne

Heurtebise, C. (2011). Marques et réseaux sociaux : je t’Aime, moi non plus. Consulté le 31 octobre 2011, de http://www.e-marketing.fr/

Méot, V. (2011). Le community manager : un caméléon ?. Consulté le 23 novembre 2011, de www.e-marketing.fr.

Reeves, K. (2001). Study Gives Insight Into Content Discovery Trends Across the Web’s Leading Publishers. Consulté le 25 novembre 2011, de http://www.outbrain.com

- Par Annie O’Farrell

L’État bouillonne à 2.0

Il se passe quelque chose en ce moment. Le Québec bouillonne… à 2.0.  Le web, les technologies de l’information, la mobilité réclament leur place dans l’espace public. Non plus seulement dans les échanges sociaux et collectifs, mais dans ce qui relève de l’État.  L’Internet existe seulement depuis 20 ans et son utilisation massive remonte à quoi… 7 ou 8 ans? Comment concilier l’adoption croissante du web et de ses dérivés, les possibilités exponentielles qui découlent du web (possibilités d’applications, mais également de besoins chez les gens) avec la lenteur caractéristique de l’appareil gouvernemental à s’adapter?

L’une des clés de solution réside fort probablement dans la participation citoyenne. Ouverture au public des données non nominatives,  présence accrue dans les médias sociaux, mobilité de l’information constituent les principaux enjeux du virage à entreprendre.  « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays », disait J.F. Kennedy, en 1961. À l’ère du digital, l’État doit s’ouvrir et surtout réapprendre à faire confiance à ses citoyens, car c’est clairement avec la contribution de la population que l’État et la société qu’il dirige peut avancer.

Dans ce billet, j’aimerais tout simplement souligner quelques initiatives – citoyennes et gouvernementales – qui ont cours en ce moment et dont les objectifs sont d’ouvrir la discussion, d’alimenter la réflexion et d’amorcer quelques projets concrets dans le triangle État – Citoyens – Web & technologies de l’information.

Mentionnons tout d’abord le travail du député provincial de Verdun, Henri-François Gautrin. Mandaté par le premier ministre, M. Gautrin a eu la tâche de mener une vaste consultation publique sur le rôle du web 2.0 et des médias sociaux dans la société québécoise et surtout répondre à l’interrogation grandissante « Comment le gouvernement du Québec peut-il exploiter le Web 2.0 […] pour améliorer la qualité des services aux citoyens et son efficacité interne? » Le Rapport Gautrin devait être publié à la fin de janvier 2012, mais il reste pour l’instant secret à la demande du Premier ministre Jean Charest lui-même (Le Devoir, 23 février 2012). Cependant, nous savons déjà que ses recommandations orienteront vivement le gouvernement vers un État «ouvert, transparent, participatif et collaboratif».

Souhaitons également que le député Gautrin rendra publics certains éléments fort de sa consultation lors de sa conférence Gouverner autrement, qui sera prononcée demain, vendredi le 24 février 2012 au WAQ – Le Web à Québec. La population est invitée à écouter la conférence en direct, dès 10 h 30, sur le site web du WAQ http://webaquebec.org/programmation/51

Dans le même ordre d’idées, un GouvCamp s’est déroulé hier dans la capitale nationale. Le principe du « camp » est de réunir des gens intéressés autour d’un sujet prédéfini, tous et chacun devenant un participant de la discussion ouverte; le camp se tient donc sans conférencier invité. La thématique du premier GouvCamp était « Comment la technologie peut améliorer la mission des gouvernements?» Les réseaux sociaux comme espace de rapprochement  avec le citoyen et comme source de compréhension sociale, de même que l’enjeu des données ouvertes, ont été en vedette durant cet après-midi. L’article du Devoir, intitulé « Pour un État à l’ère du numérique » (23 février 2012), résume bien les points prépondérants qui ont été débattus.

Toujours hier en marge du WAQ, la Ville de Québec a annoncé l’ouverture de ses données. Il s’agit d’une collaboration entre la ville et le groupe de citoyens Capitale Ouverte. Avec des données non nominatives qui sont accessibles à tous, les internautes sont libres « de créer des applications mobiles ou d’effectuer une multitude de développements sur le Web ». (Communiqué de la Ville de Québec, 23 février 2012). Optimiser la présentation des horaires d’autobus, recenser sur une carte virtuelle les zones routières qui sont en construction, être plus renseigner sur les activités quotidiennes de son conseiller municipal ne sont que quelques exemples d’applications possibles. À vous d’explorer les possibilités sur donnees.ville.quebec.qc.ca

Finalement, un autre groupe, nommé Québec Ouvert, vient tout juste de voir le jour et milite en faveur de l’ouverture des données, mais à l’échelle provinciale cette fois-ci.

Tous ces organismes, camps, hackethons recherchent des idées nouvelles, des passionnés et des gens compétents. Serez-vous un agent de changement?!

-Par Caroline Manseau

Ce que j’ai choisi de célébrer

Saint Grégoire a écrit: chercher n'est pas une chose et trouver une autre. L'important dans la recherche, c'est la recherche elle-même. Bref, même si je n'ai pas atteint tous les buts fixés pour 2011, je suis fière de cette année, car j'ai fait de mon mieux :) Alors, santé!

2011 est déjà chose du passé. J’avais de hautes espérances pour 2011 avec ma compagnie. Je serais tentée d’écrire: « J’avais de hautes espérances, mais il n’en est rien ».  Certes, je n’ai pas atteint les objectifs fixés… c’est un morceau râpeux à avaler… mais il s’avale! Des choses extraordinaires ce sont produites en 2011 avec Darium Diffusion Médias et c’est ce que je choisis de célébrer!

Nos réalisations:

En janvier 2011, Darium a mis en ligne le PressAgenda qui a retrouvé sensiblement le même nombre d’abonnés que son ancien propriétaire.

La branche Darium Réseaux Sociaux a véritablement pris son envol. Nous sommes maintenant à l’aise dans notre rôle de consultants stratégiques en médias sociaux et avons obtenus de beaux mandats comme gestionnaires de communautés. Le Salon international des vins et spiritueux de Québec, le Festival de Jazz de Québec, le nouveau magazine Exquis (accords mets et vins) nous ont fait confiance et, je le crois sincèrement, ont eu raison de le faire!

L’achalandage sur le site Quoi Faire à Québec.com a pratiquement doublé! La période estivale a marqué la saison forte avec une moyenne mensuelle de 70 000 visiteurs uniques et de 360 000 pages vues (oui oui, par mois cet été!).  Je l’avoue, ces chiffres me dépassent…! Pour nous, qui sommes assis à travailler à notre table de cuisine, qui ne faisons aucune publicité autre que les médias sociaux et les échanges de visibilité, c’est difficile de s’imaginer que tous ces gens, un à un, utilisent notre site web. Difficile, mais merveilleux à imaginer!

En décembre 2011, nous avons lancé Going To Quebec.com, la version anglaise de Quoi Faire à Québec.com. Ouf… un gros morceau! La version n’est pas parfaite, nous en sommes pleinement conscients, mais elle s’améliorera. Nos produits sont toujours perfectibles et cette possibilité devient une source de motivation. Déjà, par l’intermédiaire des comptes sociaux dédiés à Going to Quebec.com, nous avons pu aider des touristes à travers la ville! Et ça, c’est extrêmement vivifiant!

Finalement, en 2011, j’ai été capable de me prendre un salaire à chaque deux semaines! J’ai payé  mon assistante Geneviève (la-plus-formidable-vous-en-souhaiteriez-tous-une-comme-elle!) et mes fournisseurs. Quelle fierté! Être en mesure de générer ses propres revenus, de donner du travail à d’autres, c’est une expérience très très satisfaisante autant sur le plan professionnel que personnel.

En terminant – peut-être le véritable finalement – j’ai énormément appris sur moi-même en 2011. J’ai commencé à vivre pleinement la liberté associée à la vie d’entrepreneur. Bien entendu, le fait d’avoir une entreprise comporte des contraintes, des stress (quoi, du stress vous avez dit?!), mais la contrepartie qui s’appelle liberté reste la plus belle chose à célébrer!

- Par Caroline Manseau

Stratégie québécoise de l’entrepreneuriat. Bof…

Hier, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation a dévoilé en grandes pompes sa stratégie québécoise de l’entreprenariat et l’enveloppe de 450 M$ qui y sera associée. La nouvelle a suscité mon intérêt: est-ce que le gouvernement aurait véritablement compris la réalité de l’entrepreneur?! Finalement, la lecture des grandes lignes me laisse perplexe… tellement que je me suis dit: «Bon… un autre programme auquel je ne participerai pas».

Une grande partie des 450 M$ sera utilisée pour faire la promotion de la culture entreprenariale (campagne publicitaire, même une émission à la télévision -VoirGrand.tv) et, faut-il le préciser, pour payer les salaires des fonctionnaires et consultants qui vont mettre en place cette stratégie. Il ne s’agit donc pas d’un programme de subvention. Bref, probablement la politique rehaussera l’image (déjà très bonne des entrepreneurs) auprès du public, encouragera-t-elle sûrement le démarrage de projets auprès des groupes sociaux ciblés (femmes, autochtones, immigrants, gens des  régions), mais concrètement… où est l’aide pour l’entrepreneur dans son travail au quotidien?

Le point qui retient particulièrement mon attention dans la nouvelle stratégie québécoise  de l’entreprenariat est celui intitulé Optimiser le soutien par la réduction et la simplification des démarches administratives:

    • Des programmes d’aide restructurés et simplifiés;
    • L’espace Entreprises du Portail gouvernemental : la porte d’entrée unique par Internet;
    • La ligne 1 800 : la porte d’entrée unique par téléphone;
    • Des conseillers accessibles pour des services personnalisés;
    • Une simplification règlementaire et administrative accrue.

Un entrepreneur, à la base, n’a pas besoin d’être motivé… il est intrinsèquement motivé s’il est entrepreneur! Ce qu’il a besoin, c’est de se concentrer sur le succès de son projet en ayant le moins possible de barrières administratives (aussi appelées « la paperasse ») qui l’encombrent.

Je viens de lire le dernier billet sur Le blogue à Steph, intitulé Foncez? Tout le monde vous admire? Vraiment? (le slogan de la stratégie québécoise de l’entreprenariat étant «Foncez! Tout le monde vous admire!»). Je me suis reconnue dans ses propos. Steph Guérin est un entrepreneur. Ça paraît. Il rapporte dans son article ses expériences vécues lorsqu’il a déposé, année après année, ses dossiers aux fonctionnaires afin de bénéficier d’une aide gouvernementale. C’est ce que je crains avec la nouvelle stratégie. Est-ce qu’on ne sera pas encore confrontés à des problèmes bureaucratiques? Par exemple:

  • préparer un dossier d’entreprise
  • faire face à un fonctionnaire qui décide du cheminement – ou de l’arrêt – de notre dossier
  • trouver les vraies réponses à nos questions (alors que les instances gouvernementales se renvoient la balle)

Ces trois points peuvent sembler banals, mais tout ceci PREND DU TEMPS! On est déjà débordés en tant qu’entrepreneurs, on n’a pas nécessairement les moyens non plus de payer quelqu’un à l’externe pour prendre en charge ces aspects. Alors soit on perd du temps, soit on perd de l’argent. Et, selon ma courte expérience, ce n’est pas ce dont un entrepreneur a besoin.

Je vais toute de même laisser une chance à la stratégie de se déployer, mais cette chance est accompagnée d’un gros BOF…

- Par Caroline Manseau

ICANN et gTLD: les adresses web personnalisées arrivent en 2012

.COM, .NET, .ORG… et bientôt .APPLE ou .MCDO? Petit topo sur les noms de domaine de premier niveau, l’ICANN et les changements prévus en 2012.

Qu’est-ce qu’un nom de domaine?

Si j’ai choisi www.quoifaireaquebec.com et www.goingtoquebec.com comme noms de domaine pour deux de mes sites web, c’est parce que ces adresses web se retiennent bien et qu’elles traduisent clairement le genre de contenu que les internautes y  trouveront. À la base, les ordinateurs se connectent à des adresses IP pour passer d’un site web à l’autre. Sauf que 184.107.197.82 est beaucoup plus difficile à retenir et moins révélateur que http://www.quoifaireaquebec.com. Les noms de domaine existent donc comme un « déguisement » de mots simples pour remplacer une série de chiffres complexe.  (Fin de l’explication éducative destinée à mon frérot qui lit tous mes billets).

.COM, .ORG et bientôt .APPLE ou .MCDO?

À l’enregistrement d’un nom de domaine, simples utilisateurs et grandes marques sont restreints par les domaines de premier niveau (ou en anglais Generic Top-Level Domain, ci-après gTLD) dont seulement quelques choix sont offerts. Au Québec, par exemple, les gTLD sont limités à .COM, .NET, .ORG, .BIZ, .INFO, .TV et aux codes nationaux tels que .CA et .QC.CA. Il est impossible de réserver une adresse se terminant par .MANSEAU ou .XYZ

vous connaissez l’icann?

Pourquoi certains domaines de premier niveau sont disponibles et d’autres non? Parce que l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) l’a décidé ainsi. L’ICANN est un organisme international à but non lucratif qui établit les règles techniques de l’utilisation d’Internet:

l’ICANN supervise la distribution des identificateurs techniques uniques utilisés dans les opérations Internet et l’affectation des noms de domaine de premier niveau (tels que .com, .info, etc.).

Les autres questions concernant les internautes, telles que les règles relatives aux transactions financières, le contrôle du contenu sur Internet, les messages électroniques à caractère commercial non sollicités (“spam”) et la protection des données n’entrent pas dans le cadre des responsabilités de coordination technique de l’ICANN. [Source: site web de l’ICANN]

 Jusqu’à présent, l’ICANN limitait les gTLD aux quelques options citées plus haut. L’organisme s’apprête cependant à ouvrir la porte à toutes les possibilités inimaginables… en autant qu’on les paye!

diversification des gTLD EN 2012

En effet, du 12 janvier 2012 au 12 avril 2012, l’ICANN recevra les dossiers d’entreprises désirant déposer leur propre gTLD. J’insiste bien sur « entreprises », car l’enregistrement à lui seul coûtera environ 185 000 $ + l’engagement de payer 25 000 $ par année à l’ICANN pendant 10 ans (voir à ce sujet l’article de FrenchWeb.fr Les entreprises n’auront que 3 mois pour créer leur adresse Internet personnalisée).

Cette ouverture permettra concrètement aux marques reconnues de s’approprier des noms de domaines personnalisés. C’est donc dire que des adresses telles que http://www.UseOn.apple, http://www.drink.pepsi ou http://www.DoIt.nike pourront dorénavant exister. Imaginez les possibilités…! Une barrière de plus est levée en faveur de la créativité. Des équipes marketing doivent déjà cogiter aux nouvelles campagnes qui ne pourront se déployer que d’ici 2013 (l’ICANN prévoit environ un an pour effectuer l’analyse des dossiers soumis).

D’ici quelques jours, je reviendrais avec un deuxième billet qui abordera la position des grandes marques face à l’ouverture des gTLD (CRIDO vs ICANN, trop peu, trop tard?). Un indice: contrairement à ce qu’on aurait pu penser, non, elles ne sont pas contentes! À suivre bientôt.

- Par Caroline Manseau